Vision Montréal dans le Plateau: politique de la chaise vide et récupération idéologique Un citoyen du Plateau: pourquoi je ne vote plus pour Vision Montréal mais pour Projet Montréal
oct 31

Par Nimâ Machouf

Un clip de 3 minutes coupé hors contexte, d’une entrevue de Richard Bergeron réalisée en 1999 par Michael Jean circule sur youtube et veut nous inciter à croire que Bergeron est misogyne. Comme je connais Richard j’ai été vraiment surprise et je me suis méfiée. Je suis allée voir l’entrevue intégrale sur le site de Radio-Canada. Que pensez vous que j’ai découvert? Vous avez dit désinformation? Vous avez dit campagne de dénigrement.

Je fais partie d’une génération de féministes élevées par des féministes. J’avais 15 ans quand nous pensions que pour avoir des « droits », il suffisait de mettre un grand H à l’homme, de réclamer des droits de l’Homme, et que le tour était joué. L’égalité hélas ne fut pas au rendez-vous. Nous avons insisté d’abord pour étendre les droits aux «humains», femmes et hommes compris s’entend, car ça n’a pas toujours été évident! Ensuite on a pris la peine de faire entendre que les droits des femmes soient reconnus pour ce que les femmes ont de spécifique face à elles-mêmes et face à l’histoire.

Mais au contact de la réalité, nous les féministes, avons toujours su que l’Homme - même avec un grand H – ne rendait pas nécessairement justice à la femme, ni souvent à l’homme d’ailleurs. Nous avons fait l’expérience dans nos corps, nos foyers et nos vies que ce qui pose avant tout problème c’est l’Humanité elle-même; dans ce qu’elle traine de machiste et de patriarcale dans des rapports sociaux faits de domination et de compétition entre humains.

Tout ça pour vous dire qu’après avoir visionné l’entrevue intégrale que Bergeron accordait en 1999, il m’est apparu très clairement que rien dans cette entrevue ne porte préjudice aux femmes. Il n’y rien dans ses propos qui laisse perplexe. Bergeron fait le procès de l’industrie de l’auto, reflet d’un esprit de domination masculine et machiste. Il montre le rapport malsain de l’homme à l’auto. Oui, ici l’homme est plus souvent qu’autrement avec un petit h. Bergeron décrit comment seul dans le tiers des cas l’auto est modélisée/publicisée/utilisée pour ce qu’elle est : un objet de déplacement. Pour le 2/3 restant cette industrie grandissante, qui représente 26 milliard $ de dépenses au Québec, sert un objectif non relié au déplacement, soit le sentiment de domination, de performance, de contrôle et de puissance. Nous les féministes avons le même propos. Puis il explique, chiffres à l’appui, comment les femmes n’ont pas été dupées par ce piège de l’industrie.

Je sais combien certains sont désespérés et cherchent par tous les moyens à discréditer Richard Bergeron. On cherche la bavure pour faire trébucher. Au profit de qui? Au profit d’appareils politiques rongés par la corruption, en mal d’inspiration et de souffle démocratique, qui font flèche de tout bois, en jouant malhonnêtement sur la fibre féministe des électeurs-trices. C’est pathétique. C’est de la désinformation. C’est de la vielle politique. Peut-on honnêtement prétendre balayer les vielles habitudes malsaines de la politique municipale, quand on recourt soit même à de vielles habitudes malsaines…?

Je suis fière d’être une femme, une féministe et surtout candidate de projet Montréal ! Pour l’amour de Montréal, nous allons le faire! Nous allons restaurer la dignité de cette Ville. J’ai envie de dire: nous sommes féministes, nous sommes écologistes, nous sommes justes et incorruptibles. Et les incorruptibles sont en marche vers l’Hôtel de Ville.

Nimâ Machouf, candidate de PM dans l’arrondissement du Plateau

Par : Carl Boileau


3 Réponses pour : “Richard Bergeron serait misogyne! Vraiment?”

  1. 1. Jonathan dit :

    Woooo!

    En route vers l’Hotel de Ville!

    :)

  2. 2. Jeanne Gagnon dit :

    J’ai visionné l’interview entre Michaelle Jean et Richard Desjardins. Cette rencontre autour de la notion de pouvoir découlant de l’arme que peut représenter la voiture m’est apparue d’une grande justesse. Je n’avais jamais perçu la voiture sous cet angle, mais le fait permet de cerner entre excès…et défoulement jusqu’à la violence. Qui n’a pas entendu un proche raconter avoir servi une leçon à un piéton, voire à un autre automobilistes? L’interview a le mérite de stigmatiser “l’arme” que peut représenter la voiture à travers une réflexion éthique éclairante où même l’économie est abordée de façon intéressante. Il m’a semblé découvrir le caractère cartésien de Richard Bergeron par cet entretien.

  3. 3. Jeanne Gagnon dit :

    J’ai visionné l’interview entre Michaelle Jean et Richard Desjardins. Cette rencontre autour de la notion de pouvoir découlant de l’arme que peut représenter la voiture m’est apparue d’une grande justesse. Je n’avais jamais perçu la voiture sous cet angle, mais le fait permet de cerner entre excès…et défoulement jusqu’à la violence. Qui n’a pas entendu un proche raconter avoir servi une leçon à un piéton, voire à un autre automobilistes? L’interview a le mérite de stigmatiser “l’arme” que peut représenter la voiture à travers une réflexion éthique éclairante où même l’économie est abordée de façon intéressante. Il m’a semblé découvrir le caractère cartésien de Richard Bergeron par cet entretien.

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