Depuis 24h, la polémique fait rage. On s’interpelle, on s’interroge, on s’attaque, on se traite, on est pas loin de monter des barricades : les élus du Plateau ont décidé que ça suffit les folies, on va moins déneiger. Arrgh fait l’automobiliste. Aargh fait le commerçant. Yadlabus. Et le citoyen résidant là -dedans ? Quel est son avis ? Et surtout : sur quelle tribune se fera-t-il entendre ?
Permettez-moi de mettre mon grain de sel afin de préciser quelques aspects du problème, car je crois qu’il y a plusieurs angles de confusion.
1- Le terme déneigement prête à la confusion, communément passée sous silence, entre dégagement et chargement
Le terme de “déneigement” est vague, donc apprécié par les journalistes, puisqu’il permet supputations plus ou moins aléatoires, rumeurs à la loupe grossissante, sous-entendus peu clairs. Dans le déneigement il y a 2 choses : le dégagement de la neige (la pousser sur le bord), et le chargement de la neige (la ramasser avec souffleuse et camions-remorques). Or dans le projet de nos élus c’est bien la 2e étape qui est en cause : c’est le chargement qui coûte cher — en frais de remorquage des voitures stationnées, en salaires de nuit ou fins de semaines, en bruit occasionné par les antiques souffleuses de préférence à 4h du matin sous nos fenêtres, etc.
Et encore, en parlant de revoir la fréquence du chargement de la neige, on ne parle pas d’un arrêt de chargement, voire carrément de ne plus s’occuper de la neige au sol, comme semblent se plaire à le croire nombre de nos détracteurs. Dégager les rues (bonjour les chasse-neige), dégager les trottoirs (par ici les chenillettes), permettre la circulation nécessaire à une ville, qu’elle soit piétonne ou motorisée, voilà le défi que toute administration doit relever.
Mais réfléchissons un peu : 10 cm de neige, est-ce si terrible ? les 10 cm de neige qui tomberaient en 1 nuit, sont-ils si insurmontables à dégager d’une auto, d’un perron, d’un balcon ou d’un escalier ? Sont-ils, même accumulés sur un coin de rue, un obstacle si effrayant ? L’idée principale de ce débat salutaire sur notre relation au déneigement, c’est qu’il faut mieux gérer le dégagement des voies, plutôt que de systématiquement avoir recours au dispendieux coup de baguette magique qui fait disparaître la neige. Le seuil de 15 cm de neige avant chargement est-il réellement si ahurissant si, en se laissant le temps de l’atteindre on s’occupe mieux des trottoirs et des voies de transports en commun ?

Une époque où la neige était tolérée en ville
Quand on utilise sa voiture c’est bien agréable d’avoir une rue totalement exempte de neige même en plein hiver à Montréal. Certains doivent prendre leur voiture pour aller travailler, il y a des contingences contre lesquelles on ne peut rien. Mais peut-être que le fait de ne pas charger systématiquement la neige incitera ceux qui ont le choix (et ils sont plus nombreux qu’on le croit… et qu’ils le croient) à ne pas prendre leur voiture et préférer leurs pieds, le bus ou le métro.
Le temps est venu de réfléchir, ensemble et chacun pour soi, à ce que nous pouvons faire pour notre ville, au lieu d’attendre les bras croisés ce que la ville va faire pour nous.
2- On exige de vivre en plein hiver exactement de la même façon qu’en plein été.
Montréal est une des grandes métropoles mondiales les plus septentrionales et une de celles qui reçoivent le plus de neige en hiver. Mais on fait comme si de rien n’était : la neige au mieux on n’en veut pas, au pire on l’haït. Pourquoi ? parce qu’elle nous retarde, elle est le grain de sable dans les rouages plus ou moins bien huilés de notre quotidien trépidant, elle est une empêcheuse de tourner rond. Notre société court après le temps qu’elle perd à se plaindre qu’il file, et personne n’a le courage politique, social, que sais-je, de reconnaître que la neige est un empêcheur certes, mais qu’il nous faut vivre avec, pas contre elle.
C’est un problème plus large qui touche à l’acceptation sociale du temps qu’il faut, incompressible, pour réaliser certaines choses. Personne n’est doué d’ubiquité — même si la technologie nous en rapproche — et personne n’a la capacité de se déplacer de façon instantanée d’un point A à un point B. On accepte tacitement les retards causés par la congestion routière à longueur d’année ? Pourquoi faudrait-il refuser ceux causés par la neige ? Y a-t-il des contingences acceptables et d’autres non ?
Allons plus loin : les contingences créées par l’homme sont-elles plus acceptables que celles imposées par la nature ? Sommes-nous si évidemment supérieurs aux éléments que nous ne nous laisserons pas dicter notre conduite par eux, vouloir nous allons dominer tous les obstacles qu’ils posent sur notre chemin, nous éloigner de ce qui nous nourrit : la terre ? C’est finalement très représentatif de l’approche montréalaise : le fleuve, loin des yeux ; les parcs, non respectés par les employés de la ville eux-mêmes, qui vont et viennent en pick-up sur des voies théoriquement piétonnières et naturalisées ; le si fameux poumon vert de la ville, rongé par le cancer de l’expansion du béton.
Quand il neige, la ville est enfin silencieuse. Quand la neige est repoussée sur les bords des rues, tassée en monticules le long de trottoirs dégagés, les piétons sont en sécurité. Quand il a neigé et que les coins de rue sont occupés par des bancs de neige, les voitures sont forcées à prendre le virage large, sans compter qu’elles roulent moins vite. Quand il neige, si les trottoirs sont dégagés, c’est le paradis du piéton.

Moins pour la rue, plus pour les trottoirs
Voir que les voitures ont une voie royale réservée alors qu’elles n’apportent rien à votre quartier, et devoir à côté se battre contre les monticules de neige que a) les gens déblaient de leur terrain sur le trottoir d’un côté, tandis que b) les automobilistes déblaient de leur voiture sur le trottoir de l’autre côté, c’est constater le mépris profond dans lequel la Ville tient ses habitants si ceux-ci ne font pas les choix que, par obéissance aveugle aux lobbys dépassés du pétrole et du béton elle veut leur imposer.
Moins ramasser pour mieux déblayer, voilà qui remet les choses en ordre.
Projet Montréal prône l’utilisation modérée de l’auto, la préférence aux transports actifs ou collectifs, la revitalisation locale des quartiers centraux qui, on l’oublie trop souvent, sont habités par plus de 100 000 personnes, tout aussi dignes de considération que celles qui choisissent d’aller habiter loin et de vivre dans leur voiture. Selon quel commandement faudrait-il que ces personnes soient soumises à l’intérêt soi-disant supérieur de ceux viennent d’ailleurs, vivent ailleurs, paient leurs impôts ailleurs ?
Retourner à la Montréal prestigieuse dont nous rêvons tous, en ces temps de changements climatiques, cela passe par une révolution verte. Toutes les villes du monde qui ont fait le choix de privilégier le non-auto en sont sorties plus belles, plus attrayantes, plus vivantes, en un mot meilleures.

Mercredi 25 novembre 2009 Ã 21 h 48 min
Sujet très intéressant, sur lequel nous avons tous tendance à agir en gérant d’estrade. Faut faire ceci, pas faire cela, etc. Remettre en cause le mode de gestion existant est surement un exercice salutaire.
Cependant il me semble déplacé de toujours ramener cela à l’obsession anti-voiture et je suis membre de PM, donc avec un a priori positif. Pourtant, même moi je ne peux que me sentir interpellé devant les propos du type “peut-être qu’en gênant un peu le monde, ils prendrons moins leur voiture”. Comme je le lisais ailleurs, ça risque de se transformer en “peut-être qu’en gênant un peu le monde, ils quitteront Montréal”. Ça donne vraiment trop l’impression de vouloir faire suer le monde au nom d’une vision, certes louable, mais pénible (pénibilité renforcer par le fait de dire haut et fort que l’on veut que ce soit pénible).
L’argument cité par Luc Ferrandez sur son blogue me semble nettement plus convainquant pour le résident du plateau que je suis: on a une enveloppe limitée, jusqu’ici on a complètement négligé les trottoirs, rétablissons la balance et rendons les trottoirs praticables pour tous. L’idée derrière est la même, cessez le tout-à -l’auto, mais l’argument est nettement plus défendable.
(Pour avoir vu quantité de personnes agées se demener pour faire quelques mètres sur certains de nos trottoirs, il semble évident que la nécessité est là )
Mercredi 25 novembre 2009 Ã 22 h 26 min
“jusqu’ici on a complètement négligé les trottoirs, rétablissons la balance et rendons les trottoirs praticables pour tous.”
c’est drôle, c’est exactement ce que j’en ai retenu, de cet article… non ?
de toutes façons il y aura toujours quelqu’un que le déneigement gênera : tel qu’il est fait actuellement, c’est les piétons qui en pâtissent le plus, tel que PM le propose sur le Plateau, les voitures partageront un peu ce fardeau.
Jeudi 26 novembre 2009 Ã 15 h 50 min
Alors que M Ferrandez nous livre les VRAIES raisons de ce changement (économiser pour mieux investir ailleurs), vous nous proposez un article moralisateur, dénigrant et paternaliste.
Oui M Dodin nous savons vivre avec la neige. Mais nous avons aussi appris à se débarasser de ses effets désagréables grâce à la technologie et à la modernité. Nous n’allons pas nous pâmer ni verser une larme devant une photo des années 30, époque “où l’on tolérait la neige”. Si on la tolérait, c’est qu’on N’AVAIT PAS LE CHOIX.
Oui nous sommes un pays nordique, mais nous habitons aussi dans un pays moderne, et “les rouage bien huilés de notre quotidien trépidant”, et bien il se trouve que c’est notre vie, et qu’on l’aime telle qu’elle est.
Vous le dites vous même : vous visez certaines gens “qui ont le choix” de prendre le transport en commun; mais au lieu d’améliorer ledit service, vous leur rendez la vie plus difficile. (cf le commentaire de Hoedic)
” Quand la neige est repoussée sur les bords des rues, tassée en monticules le long de trottoirs dégagés, les piétons sont en sécurité. Quand il a neigé et que les coins de rue sont occupés par des bancs de neige, les voitures sont forcées à prendre le virage large, sans compter qu’elles roulent moins vite. Quand il neige, si les trottoirs sont dégagés, c’est le paradis du piéton”: Là , vous rêvez en couleur. Ce n’est pas tout d’avoir des trottoirs dégagés pour pouvoir bien marcher l’hiver. Il faut parfois traverser la rue, passer par dessus des monticules dans des petites traces de pas prédéfinies, y perdre une botte, sacrer, héler un taxi qui ne nous verra pas… Autant pour le piéton, pour l’autobus et pour la voiture, des rues déneigées, c’est ça le plus sécuritaire et le “paradis”. Allez demander à Mamie, quand son fils vient la chercher en voiture pour l’amener déjeûner, si elle aime ça traverser le banc de neige, ou devoir marcher 100m jusqu’au coin de rue.
Lors d’une conférence de “rue” l’automne dernier, vous blâmiez les automobilistes non-résidants sur le Plateau de venir congestionner nos rues et d’être la source de plusieurs de nos problèmes de circulation: en dégageant mais en ne chargeant pas, ce sont justement les résidants que vous brimez, alors que M Longueil va pouvoir encore emprunter St-Denis avec autant de facilité qu’avant.
Jeudi 26 novembre 2009 Ã 18 h 33 min
Pas la peine de s’occuper des troittoirs!
Les piétons circulent dans la rue été comme hiver, même quand les troittoirs sont en BIEN meilleur état; le soir ils/elles s’habillent en noir pour mieux enfarger les vélos, autres piétons et citoyens en général!
Jeudi 26 novembre 2009 Ã 20 h 13 min
Je pense que l’élément stationnement milite aussi en faveur d’une limitation des périodes de chargement la fin de semaine. Il faut savoir que la motorisation des résidants est en croissance au Plateau. Comme il n’y a pas de stationnement hors-rue, les résidents stationnent donc de plus en plus sur rue et il y a en conséquence de plus en plus saturation. Un chargement de neige implique d’interdire le stationnement sur un bon nombre de cases 12h avant l’opération. Si on effectue le chargement durant la fin de semaine, comme les résidants sont plus nombreux à être à la maison, il n’y aura pas assez d’espace pour tout le monde et donc plus de problèmes de stationnement, plus de stationnement en angle improvisés, plus d’infractions, plus de contraventions, plus de remorquage, plus de coûts, etc. Si on réalise l’opération durant la semaine, les résidants sont moins nombreux le jour et on affecte alors en plus grande proportion les visiteurs, dont la demande est plus élastique. Par conséquents, moins de coûts, moins de nuisances. Un argument fallacieux circule par ailleurs sur l’effet que cela aurait sur les transports en commun le lundi matin. Ça ne tient pas beaucoup la route puisque les autobus circulent essentiellement sur les artères. Finalement, il faut encourager les résidants automobilistes à aller porter leur voiture sur les stationnements de la montagne avant les périodes de tempête. Il faudrait idéalement un service de navette en soirée afin de ramener les gens au métro, ainsi qu’une collaboration accrue de Stationnement de Montréal afin que le stationnement demeure gratuit sur la montagne 48h après la fin de la période de chargement et 48h avant l’annonce d’une tempête. On pourrait aussi facilement imaginer des exemptions sur une plus longue période destinées aux détenteurs de vignettes. Pour cela, il faut empêcher SdeM de charger un coût par case (revenu maximal) à l’arrondissement ou aux usagers, mais imposer un coût qui corresponde réellement au revenu médian dégagé par case (en considérant TOUTES les cases disponibles), un jour de semaine, en décembre, en janvier ou en février.
Jeudi 26 novembre 2009 Ã 21 h 41 min
@J Côté-Paré
Selon vous, les arguments financiers sont plus recevables que ceux avancés ci-dessus ? Voilà exactement la raison qui me fera vous proposer d’inverser votre perception : les vraies raisons, ce sont celles liées à l’omniprésence des voitures dans des quartiers densément peuplés où moins de la moitié des ménages en possèdent une. Coup de chance : la question du budget, par la priorisation nécessaire qu’elle implique, permet aux élus de faire passer cet argument par le portefeuille, seule manière considérée comme acceptable de nos jours pour faire réagir les gens.
Si aujourd’hui la technologie et la modernité nous donnent “le choix”, pourquoi faudrait-il faire celui que nous faisons actuellement, aveuglément ? Si nous avons le choix, c’est que nous pouvons aussi bien aller dans une direction qu’essayer l’autre. Car convenons que la voie empruntée présentement n’est pas satisfaisante elle non plus…
Je me permets de souligner une fois de plus qu’il ne s’agit que de *ralentir la fréquence* du chargement de la neige. Jamais il n’a été question de *ne plus* charger la neige.
Si vous avez assisté à un des partys de trottoirs de la campagne, vous êtes donc bien placé pour savoir que QUATRE-VINGT pour cent des autos que nous voyons passer sous nos fenêtres viennent d’ailleurs et s’en vont ailleurs. 8 voitures sur 10 cherchent à tout prix à se faufiler pour arriver à l’heure à la garderie, à l’école, au travail, en ne transportant qu’une seule personne. Mais j’ambitionne sans doute de penser que ce trafic ne met aucune pression sur les résidants — les problèmes de santé, physique ou mentale, ne sont finalement que très secondaires, et surtout pas immédiats.
M. Longueuil continuera à rouler à tombeau ouvert sur St Denis, c’est certain. Mais M. Longueuil sera moins enclin à se faufiler par les petites rues, celles communément qualifiées de “résidentielles” comme si les artères du Plateau ne l’étaient pas, et qui font actuellement office de soupapes de décompression pour la densité du trafic.
Pour finir en restant dans le ton paternaliste que vous me reprochez, je vous remercie sincèrement pour ce commentaire constructif et vous invite à participer au Sommet pour le déneigement prévu le 16 décembre. Plus de détails seront publiés ici quant au lieu et à l’horaire.
Vendredi 27 novembre 2009 Ã 2 h 16 min
J’aime bien la neige moi. Alors je propose autant de bancs de neige que de places de stationnement. Comme ça c’est juste : ceux qui aiment l’hiver et ceux qui n’aiment pas l’hiver. C’est du commerce éco-équitable ça. Mais les trottoirs dégagés, ça c’est sacré.
Je n’ai pas d’auto. Je vis à Montréal depuis 30 ans, parce que je veux vivre sans auto, à pied, en vélo, en métro, en autobus, en taxi, en bixi et bientôt, je l’espère, en Rocket 2012. Le tramway qui fera de Montréal une ville le fun à vivre.
Si 50 pour 100 des résidents du Plateau Mont-Royal n’ont pas de char, et, pas envie d’en avoir non plus. Pourquoi tout le monde paie pour le déneigement des pistes de stationnement déjà gratos ? .
Moi, je suis dans la gang de ceux qui demandent autant d’espaces verts et blancs que ceux qui veulent des rues exemptes de toute saison autre que celle de l’été.
Je profite de l’occasion pour placer cette petite annonce :
Place de stationnement gratos sur le Platoon Mont Royal. Service de Valet parking pour moins de 200 dollars par mois. ;000)
Vendredi 27 novembre 2009 Ã 10 h 50 min
je constate que pour certains, savoir vivre avec la neige = s’en débarrasser…
édifiant.
:’(
Vendredi 27 novembre 2009 Ã 17 h 13 min
@Genevieve : C’est un état de fait que la neige est un impondérable gênant. Pour améliorer le tout, Montréal n’a pas spécialement été prévu pour. Résultat net, oui la solution “simple” (qui ne l’est pas tant que ça) c’est de s’en débarrasser.
Encore une fois, je vous renvoie à l’article de Luc : la neige sur le trottoir se liquéfie sous l’effet des piétons puis finit toujours par geler pour faire une belle patinoire. Ce n’est pas acceptable. Je suis sportif, en forme physiquement et ces conditions trop fréquentes l’hiver m’amènent à faire plusieurs chutes chaque année. Chez d’autres c’est encore plus problématique.
Oui, nous aimerions tous pouvoir vivre dans un cadre idyllique où la ville dans son manteau blanc ressemblerait au village du Père Noël et où chacun pourrait se promener en ski, en traineau ou en raquettes. Ce serait surement très agréable, sauf que ça ne tient pas la route dans une agglomération de la taille de Montréal. Si tel est votre souhait, la ville n’est pas pour vous ou alors au sommet du Mont-Royal. Personne n’a encore trouvé la solution miracle pour vivre à la campagne en ville…
Et s’il vous plait, pour ceux qui le disent: l’argument “il faut vivre mieux, moins stressé, etc” ne tient pas non plus. Primo ce n’est pas à vous de décider du mode de vie de chacun. Ensuite, comme bien d’autres personnes mon seul objectif dans la vie est d’aller travailler, déposer et chercher mon fils à la garderie de manière à ce qu’il y passe le moins de temps et passer le plus de temps avec ma famille. N’ayant pas de voiture (là encore avec mon fils de 1 an et 1/2) les trajets à la garderie et autres à pied prennent rapidement l’air d’un combat de l’homme contre les éléments naturels quand il s’agit de traverser une rue non déblayée. C’est la réalité, incontournable, évidente, il me semble aussi vain de nier cela que de nier que la Terre est ronde.
Encore une fois: oui à revoir le mode de gestion de la neige, oui à changer les critères d’enlèvement en vue d’une meilleure allocation des budgets de la ville… mais non à l’argumentaire “la neige c’est super” ou “les gens z’ont qu’à être moins stressés”, ça ne passera pas auprès d’une majorité de résidants, ça nuira à Montréal de manière générale (démographique, économique, etc) et tenir ce genre de rhétorique est une catastrophe au niveau politique.
Vendredi 27 novembre 2009 Ã 22 h 39 min
A Pierre Dodin
Mon cher Pierre
Il semble que tu identifie deux camps. Le camps de ceux qui mettent les piétons en priorité et qui favorise l’idée que l’on devrait décider d’un chargement uniquement à partir d’une chute de neige de 15 centimètres et qu’on ne devrait pas faire de chargement les fins de semaines.
Le deuxième camps accorde la priorité à la voiture et veut maintenir le chargement traditionnel qui semble être fait à partir d’une chute de neige inférieur à 15 centimètres. Les renseignements que j’ai réussi à avoir de sources sures me confirme que l’arrondissement du Plateau Mont-Royal a toujours mis en branle ses chargements à partir de 15 centimètres. Mais depuis quelques années, l’arrondissement tente de réduire le nombre de ces centimètres. Ces information restent à être vérifiées.
Je n’ai pas d’idées arrêtées sur le chargement de fin de semaine sauf que j’ai certaines craintes que l’élimination des dit chargements pourrait aller à l’encontre de la sécurité des piétons.
Cependant il y a une fausse conception du chargement que j’aimerais corriger. Le chargement a comme unique objectif de permettre aux voitures de circuler plus facilement et n’a aucun effet sur la sécurité des piétons. Seule les brigades trottoirs peuvent garantir la sécurité des piétons.
Quoique certains en pensent, le chargement est intimement lié à la sécurité des piétons. Quand on procède au chargement on nettoie en même temps les rues et les trottoirs. Un bon chargement fait selon les règles de l’art doit permettre de voir le ciment du rebord du trottoir. Ce n’est cependant pas le cas car beaucoup d’opérations de chargement sont trop souvent bâclées.
L’autre problème est qu’il n’y a pas ni l’épandage d’abrasif ni entretien des trottoirs entre les tempêtes une fois le chargement terminé. Les brigades trottoirs de Richard Bergeron pourraient accomplir ce travail.
Si les opérations de chargements ne sont pas assez fréquentes, il est très difficile aux chenillettes de faire un bon travail car les trottoirs à déblayer sont devenus trop étroits à cause de l’accumulation de trop de neige. Le déblaiement se fait alors trop lentement. Observez les trottoirs de rue comme la rue Berri, Rivard etc quand il n’y a pas eu de chargement. Ces trottoirs sont devenus souvent de petits sentiers enneigés très glissants et peu sécuritaires. C’est pourquoi il faut réfléchir avant de réduire le nombre d’opérations chargement. Les brigades trottoirs auraient de gros problèmes d’entretien sans l’aide d’opérations chargement.
Mais comment permettre la création de brigades trottoirs tels que définis par Richard Bergeron en ne réduisant pas le nombre d’opération de chargement et cela sans augmenter les couts.
Il faut effectivement augmenter les couts, Les conseillers du Plateau Mont-Royal doivent exiger de la part du conseil municipal et du comité exécutif une augmentation des budgets consacrés au déneigement afin de créer les brigades trottoirs telles que définies par Richard Bergeron et maintenir le nombre d’opérations de chargement à leur niveau actuel sinon augmenter le nombre de ces opérations.
Les conseillers de ville du Plateau Mont-Royal doivent exiger du conseil municipal une augmentation des dotations des arrondissements, c’est à dire les montants accordés par le comité exécutif aux arrondissements afin combler leur budget.
Le montant consacré au déneigement est de 3 sous par cent dollars de taxes que paient les propriétaires fonciers. Si un propriétaire paie 3,000$ de taxe foncières, ce dernier aurait une augmentation de 90$ par année si la Ville de Montréal décidait de doubler la partie de son budget au déneigement. Je suis certain que rajouter des brigades trottoirs dans tous les arrondissements de Montréal ne ferait pas doubler le budget consacré à la neige.
Samedi 28 novembre 2009 Ã 1 h 35 min
C’est vraiment super la neige ;0)
Samedi 28 novembre 2009 Ã 11 h 57 min
@Hoedic des enfants j’en ai 2, tous les trajets se font à pied depuis plus de 2 ans où la plus petite avait 15 mois et le grand même pas 3 ans. question contraintes en environnement urbain enneigé, je sais de quoi je parle moi aussi.
l’idée générale est qu’une réflexion est nécessaire. chacun a sa sensibilité et répond à d’autres arguments que son voisin, il n’empêche que si l’abcès du déneigement a été crevé si vite c’est que la peau qui le recouvrait était bien mince.