Mme Ouimet,
J’ai toujours adoré votre plume plutôt vitriolique. Et ce, même quand elle dépeint notre propre formation politique. En 2006, vous aviez fait un portrait assez dur, mais juste, de notre candidate Kettly Beauregard lors de l’élection partielle dans Marie-Victorin.
Aujourd’hui, vous avez fait un portrait assez peu flatteur, mais relativement honnête, de notre chef Richard Bergeron. Rien à dire là -dessus, c’est votre style, et comme je l’ai dit, je reconnais votre ton et j’apprécie votre franchise, même quand elle pointe dans notre direction.
Sauf qu’à la fin de votre chronique, vous avez laissé la parole à des adversaires sans vérifier leurs dires : et je vous avouerai que je trouve cela assez peu professionnel pour une journaliste de votre envergure.
Deux éléments majeurs ont attiré mon attention :
1- Vous citez une personne qui affirme que « Et il n’a pas d’équipe. Projet Montréal, c’est une gang de jeunes, des militants qui se promènent à vélo et croient à la cause. Je ne mettrais pas un budget de 4 milliards entre leurs mains »
Avez-vous vérifié l’information avant de la publier? Car personnellement, je n’ai jamais vu de ma vie, à part peut-être au défunt RCM, une équipe de candidats aussi relevée. Projet Montréal compte dans ses rangs des urbanistes, des ingénieurs, des politologues, des leaders communautaires, des gestionnaires d’entreprise. Plusieurs sont détenteurs de maîtrises et de doctorat… On repassera pour les « jeunes à vélo ». Si vous aviez fouillé les curriculums vitae des candidats et candidates de Projet Montréal (qui sont disponibles sur notre site Web) vous auriez vu que cette déclaration ne tient pas la route une seule seconde, et que Projet Montréal a une équipe dont la moyenne est à la fois plus scolarisée et plus implantée dans son milieu que chez les autres formations politiques. On est très, très loin d’une équipe de néophytes du type de l’équipe de Pierre Bourque en 1994…
Et l’autre grande différence de Projet Montréal, et qui va au-delà du CV, c’est que les candidats sont impliqués dans leur arrondissement depuis plusieurs années. Ils ont souvent suivi des dossiers, publiés des mémoires sur des enjeux locaux. Il n’ont pas répondu à un appel de phare d’une ancienne ministre à la dernière minute, comme Atim Léon ou Frédéric Lapointe, deux organisateurs péquistes qui viennent de « découvrir » la politique municipale il y 2 mois, lorsque Louise Harel a eu besoin soudainement de candidats…
2- Quant à la « fameuse » réunion chez Guillaume Vaillancourt. Vous citez quelqu’un qui affirme que Richard Bergeron était « détaché, dans sa bulle ». On le serait à moins. Il s’est rendu à cette rencontre en pensant que le clan Harel voulait faire entamer une négociation sérieuse (du genre : éviter les luttes à trois dans certains arrondissements). Au lieu de quoi, ça a été une véritable séance d’intimidation où Richard Bergeron s’est littéralement fait menacer de n’avoir plus aucun avenir à Montréal s’il demeurait candidat à la mairie. Encore là , vous auriez pu vérifier l’information (par exemple en parlant à Magda Popeanu, présidente de Projet Montréal, qui était présente à la rencontre), plutôt que d’accorder une confiance aveugle à votre source, que je soupçonne d’être un lieutenant de Louise Harel ayant un agenda bien précis.
Bref, je trouve dommage que vous ayez publié ces deux affirmations sans avoir fait les vérifications nécessaires…
François Limoges,
Candidat, district Saint-Édouard,
Projet Montréal

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