
À quatre mois des élections à la mairie de Montréal, Vision Montréal amorce sa réflexion afin de définir sa plateforme électorale. En effet, la candidate à la mairie du parti, Louise Harel, a nommé six « personnes-ressources » afin d’établir son programme pour Montréal. Ainsi, c’est donc dire qu’à moins de 130 jours de l’élection, malgré un pseudo congrès en avril dernier, ce parti municipal n’a toujours rien d’officiel à proposer aux Montréalais. Mais bon, ces personnes ressources étant des plus respectées dans leurs domaines réciproques, le résultat sera toujours mieux que celui des firmes de communications engagées pour pondre la plateforme d’Union Montréal.
Alors, la question que je me pose maintenant : à part d’aller cocher son petit X sur un billet de vote, quel est l’actuel rôle du citoyen dans le processus de « notre démocratie » à Montréal ?
Il faut dire que les deux partis institutionnels à Montréal sont bien plus des véhicules électoraux que des organisations idéologiques. Subséquemment, ces partis sont modulables selon l’opinion publique (les sondages), les lobbys impliqués et les intérêts spécifiques de leur chef. Ainsi, dans ces partis, il n’y a pas de base militante… or les décisions se prennent unilatéralement de haut en bas.
A contrario, Projet Montréal est un parti s’inscrivant dans une logique de démocratie participative. En effet, parce que nous sommes des citoyens socialement engagés plutôt que des carriéristes employés, se sont bien nos membres qui définissent entre eux leur programme politique. Formellement, depuis quatre ans, il y a eu des centaines de militants ont travaillé à la création du riche programme de Projet Montréal. En comparaison, il faudra réaliser que c’est une poignée de non-membres qui définira la plateforme instantanée de Vision Montréal. D’ailleurs, il n’est pas étonnant que « les membres » de ce parti n’aient rien eu à dire sur la nomination de leur nouveau chef.
Pour ce qui est du programme d’Union Montréal, l’actuel parti au pouvoir du maire Tremblay, ce sera sûrement pire encore. Ces derniers mêlant allègrement la mise en marché électorale aux idées, ils engageront logiquement des firmes de communications pour établir leur plateforme. Ainsi, il est donc fort à parier que cette formation attendra à la dernière minute pour piger les meilleures idées de ses adversaires, non sans avoir évidemment commandé des sondages pour bien s’assurer de leur potentiel électoral. Ironiquement, c’est ici que les médias corporatifs feront écho aux idées novatrices du maire Tremblay.
Bref, parce que la démocratie participative est un enjeu réel, je pense qu’il faudrait en faire un thème électoral en soi; d’autant plus que la participation bénévole des citoyens en politique est un excellent exercice pour développer le bien commun… voire, de protéger les élites contre la corruption et les dérives idéologiques.
NB. Évidemment, je vous invite à lire et comparer l’excellent programme de Projet Montréal aux plates-formes virtuelles de nos adversaires.

Jeudi 2 juillet 2009 Ã 11 h 07 min
J’ai bien hâte de voir le fruit du travail de ces six groupes avec ces personnalités importantes. Combien accepteront de faire le saut en politique, aucune selon moi.
Ce serait pourtant le meilleur façon pour Louis Harel de diversifier son équipe et de nous démontrer sa capacité de rassembler et non de diviser.
Présentement, je suis beaucoup plus enclin à voter pour votre formation. J’ai bien hâte de voir combien il y aura d’idées chez Vision qui proviendront de votre programme.
Je vous souhaite du succès sur le plateau, mais aussi à l’extérieur. Votre capacité à avoir des gains outre-plateau est vital.
Bonne chance
Samedi 4 juillet 2009 Ã 15 h 47 min
Je sais que ça n’a aucun rapport avec cet article mais j’aimerais partager avec vous une interrogation car l’évènement c’est produit dans votre arrondissement ;
Lundi derner le 29 juin autour des 7H50 / 7H55 J’étais dans l’autobus 14 sur la
rue Christophe-Colomb direction sud ( je me rendais à mon travail dans le Vieux-Montréal ) j’ignore s c’est moi qui a mal interprèté mais je voyais 2 employés de l’arrondissement Plateau Mont-Royal ramasser les contenus des bacs verts ( le recyclage ) sauf ce qui m’a étonné c’est qu’au lieu de prendre
le camion qu’on se sert habituellement pour les matières recyclables , ils utilisaient un camion à ordures et vidaient les bacs verts dans le camion à ordure . Est-ce normal ? Est-ce écologique ?
Je vous remercie de l’attention porté à mon message malgré le fait qu’il n’ait pas de rapport avec l’article
Mardi 7 juillet 2009 Ã 9 h 25 min
Bonjour Serge,
Pour répondre à ta question, ce que tu as vu est normal. En fait, plusieurs citoyens (moi incluse) se posent la même question, car en effet, ça semble bizarre. Toutefois, l’arrondissement a récupéré (et nettoyé j’ose espérer…) des anciens camions de vidanges pour en faire des camions de recyclage.
De cette façon, il y a plus de matières recyclables qui entrent dans le camion et ça évite le va et vient des camions vers le centre de tri. Et soit bien assuré, les camions se rendent directement au centre de tri (en fait c’est ce que je me suis fait expliquer:))
Bonne journée