« Au pire avec nous, au mieux avec d’autres! »
juil 15

politique-velo

Cette proposition m’avait été soumise pour notre congrès par une personne qui tient à garder sa confidentialité. Mais qu’importe l’auteur original de cette proposition, je me demandais comment bonifier cette initiative. Alors, qu’en pensez-vous donc ?

Les quelques « pistes cyclables » dessinées à la va-vite ces dernières années ne constituent pas un réel réseau cyclable. Et ce, d’autant qu’elles le furent sans réelle concertation avec les associations et les arrondissements concernés. Par ailleurs, doter la ville d’une véritable politique du vélo et du roller, ce n’est pas seulement qu’implanter des pistes cyclables, c’est comprendre aussi les raisons qui limitent sa progression. (Selon les « non-usagers » de la bicyclette, il s’agit de la dangerosité des itinéraires, de la distance, des problèmes à stationner les vélos, voire le vol de ceux-ci). Pourtant, autant le vélo que le roller constituent un atout dans la lutte contre la pollution de l’air et pour le rééquilibrage des modes de transport.

Puis, en créant un plan cohérent en concertation avec les associations concernées, tel que Vélo-Québec, c’est s’attaquer aux principaux obstacles à l’utilisation du vélo :

  • Multiplier le linéaire des pistes cyclables
  • Traiter les carrefours afin de sécuriser les cyclistes dans ces endroits particulièrement dangereux (en plus d’équipement spécifique: il faut réduire la vitesse des véhicules, améliorer la visibilité réciproque, renforcer le marquage des franchissements cyclable, adapter le cycle des feux).
  • Améliorer les pistes existantes, sécuriser les aménagements, reprendre l’ensemble du réseau en «ligne de peintures» (qui n’a de cyclable que le nom), et faire respecter les aménagements existants par les automobilistes
  • jalonnés les itinéraires et créer une signalisation spécifique
  • Implanter des points de stationnement adaptés aux cyclistes, c’est-à-dire garantissant une sécurité maximale (en inspirant le mobilier urbain montréalais des exemples fonctionnant dans les pays ayant une réelle culture vélo), à proximité des établissements sportifs, administratifs, culturels, commerciaux, scolaires, de transport public, etc.
  • Implanter des points vélos multiservices (Bixi, réparation, garage).
  • Engager un partenariat avec la STM pour favoriser l’intermodalité (qui démultiplie considérablement le rayon d’action du vélo): stationnement à proximité, possibilité de charger le vélo dans les trains de banlieue
  • menés des actions de promotion institutionnelle et de valorisation du vélo notamment par les élus et le personnel municipal (campagne de publicité,etc.)
  • Amender la loi pour que les espaces à vélo soient obligatoires dans les nouveaux immeubles et accorder des aides subventions pour l’aménagement de tels espaces dans les anciens immeubles
  • Approfondir la concertation avec les villes en périphérie de Montréal pour développer les liaisons cyclables Montréal-banlieue
  • Éditer un guide de l’utilisateur vélo dans Montréal
  • Faciliter la visite de Montréal en Bixi pour les touristes
  • Proposer des modifications du Code de la route pour favoriser la circulation des vélos et des rollers.
  • Doter le roller d’un véritable statut. En effet, le développement du roller, particulièrement adapté à la ville, à l’intermodalité avec les transports en commun et à la liberté de circulation auxquels aspirent les jeunes, est un atout dans la lutte contre la pollution de l’air que les pouvoirs publics doivent saisir. Et ce d’autant plus que d’autres modes de transport ayant les mêmes avantages sont en train de percer. Il y a donc nécessité de doter ces modes de transport d’un véritable statut.

Par : Carl Boileau

1 Ping pour : “ Pour une véritable politique du vélo et du roller à Montréal”

  1. Nicolas Marchildon (elecnix) 's status on Wednesday, 15-Jul-09 13:12:01 UTC - Identi.ca Says:

    [...] http://projetmontreal-plateau.org/2009/07/15/pour-une-veritable-politique-du-velo-et-du-roller-a-mo... [...]


Une réponse pour : “Pour une véritable politique du vélo et du roller à Montréal”

  1. 1. Piper dit :

    J’ajouterais 2 éléments;

    Les voitures traitent souvent les ‘pistes cyclables’ peinturés comme étant une opportunité de stationner en double, de doublé un autre véhicule, comme débarcadère ou pour la livraison. Il faudrait imposer des amendes importantes aux conducteurs qui font cela. Il faudrait aussi refusé des permis de construction qui incluent l’occupation de ces voies par l’extension du chantier ou par les camions.

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    Aussi, j’ajouterais des amendes et une campagne de publicité qui vise les conducteurs (et leurs passagers) qui ouvrent leurs portes sur des cyclistes. L’amende courante est de 50$! Les dommages fait aux cyclistes sont très importants (et coûtent chers en frais hospitalier et en perte de production). La situation est tellement grave qu’il y a un verbe inventé juste pour cela et il y a peut de cyclistes parmi ceux que je connais qui n’ont pas eu la malchance d’être ‘doored’.

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